Baptisé ULAS J1120+0641, le quasar nouvellement détecté par les télescopes infrarouge de Hawaï et de « Very large Telescope » au Chili, s’annonce comme un des plus anciens jamais recensés dans l’espace.
Âgé d’environ 12,9 milliards d’années, ce quasar se serait formé alors que l’univers n’était qu’à ses 770 millions d’années d’existence. Les scientifiques le qualifient alors de plus vieux quasar de l’espace.
Par ailleurs, en se rapprochant plus de la date de la formation de l’univers, l’étude de ce nouveau quasar permet entre autre d’en savoir beaucoup plus sur les processus de la formation de l’Univers, notamment avant et après le Bing Bang. A noter que le précédent quasar découvert, datait de 870 millions d’années après le Big Bang.

Une vue d'artiste du quasar Ulas J1120+0641 découvert par les astronomes, avec des jets de matière. © ESO/M. Kornmesser
Un immense trou noir absorbant la matière
Celui-ci diffère des autres, par l’immensité du trou noir en son centre qui lui procure toute sa luminosité. Selon les estimations, ce quasar possède une masse de deux milliards de fois celle le Soleil. De ce fait, l’énergie contenue dans le quasar dépasse toutes les mesures prises chez les autres jusqu’à ce jour. De plus, cette énergie aurait joué un grand rôle dans la dernière phase de réionisation du jeune univers lors de sa formation. Techniquement parlant, cette réionisation est un processus par lequel les rayons ultraviolets des étoiles éliminent les nuages d’hydrogène présents dans le cosmos.
La découverte a été menée par l’équipe d’astrophysiciens de l’ Impérial College de Londres, au Royaume-Uni. Dirigé par Stephen Warren , coauteur de l’étude et chef du groupe d’astrophysique de l’établissement, l’équipe en déduit, que c’est un objet très rare. Effectivement, ce quasar permettra de comprendre la formation des trous noirs supermassifs capables d’absorber toutes les matières qui les entourent.
