Marseille au coeur du côté obscure

Le laboratoire d’astrophysique de Marseille participe à une mission qui permettra d’avancer sur l’énergie et la matière noires qui font s’agrandir notre univers.

Dark Vador peut aller se rhabiller. Les Marseillais sont du côté obscur et pour une fois, personne ne leur en fera le reproche. C’est même une fierté au Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) qui vient d’être choisi pour participer à l’une des deux missions phares de l’Agence spatiale européenne pour les dix ans à venir sur l’énergie et la matière noires. Celle qui constitue l’essentiel de notre univers et qui serait à l’origine de l’expansion de l’accélération de l’univers.

800 millions d’euros

Cette mission, baptisée Euclid, du nom du mathématicien fondateur de la géométrie qui porte son nom, va être dotée d’un budget de quelque 800 millions d’euros et mobiliser 700 personnes en Europe et donc une cinquantaine dans la région provençale. “C’est une véritable fierté et le résultat d’une longue préparation du laboratoire, souligne Olivier Le Fèvre, directeur du LAM et qui représentera la France au comité directeur de cette mission dirigée au niveau européen par un autre Français, Yannick Mellier. Encore une fois, nous allons oeuvrer avec un télescope embarqué et avec toute une logistique pour tenter d’avancer sur le mystère clé du monde qui nous entoure.”

Il faut bien une armée digne de la”Guerre des Étoiles” pour plonger dans cette dimension. Songez que vous, moi, les planètes, les étoiles, ne constituent que 5% de l’univers. Le reste, c’est 72% d’énergie noire et 23% de matière noire.

Humblement, les scientifiques reconnaissent que ce “Grand Nulle part” leur échappe. “On observe simplement les effets de la matière noire qui, par exemple, agit sur la vitesse de rotation des galaxies, reprend l’astrophysicien. Et le programme Euclid, dont le satellite va être lancé en 2019 à Kourou par une fusée Soyouz, doit nous permettre de comprendre pourquoi cette matière et cette énergie noires font s’agrandir notre univers, comme un ballon que l’on gonfle de plus en plus vite.”

Et le labo marseillais bénéficie d’une belle coïncidence: le 4 octobre, date à laquelle il a été désigné pour cette mission, est aussi celle où le Nobel de physique a été remis à trois astrophysiciens qui ont découvert le phénomène d’accélération de l’expansion de l’univers.

La matière noire constitue l'essentiel de notre univers et qui serait à l'origine de l'expansion de l'accélération de l'univers. Photo Nasa/ ESA/ ESO/ W.FREUDLING

Une cartographie 3D d’un milliard de galaxies

Une belle mise en lumière pour de la matière noire. “Toutes mes équipes, avec notamment celle de cosmologie de Jean-Paul Kneib, vont travailler à tous les niveaux. Tout d’abord pour la préparation scientifique. Ensuite, pour la construction et les tests d’instruments d’observation (notamment un spectro-imageur) et de recueils de données à Marseille. Nous allons en quelque sorte fournir des capteurs capables de faire des photos, une cartographie en 3D d’un milliard de galaxies. Et enfin nous analyserons au sol avec des logiciels et des microprocesseurs jamais utilisés l’incroyable masse de données recueillies.”

Pensez, des millions de pixels à traiter et à reconstituer. Cela durant au moins les 5 à 7 ans que durera le satellite qui va traquer le côté obscur. À quoi cela sert-il ? Eh bien à connaître l’origine de notre univers et son avenir.

Et puis, souvenons-nous que la théorie de la relativité d’Einstein a permis la mise au point du GPS. Alors, que la force soit avec eux !
(Article tiré de “La Provence.com”)

Des trésors de TITANE sur la Lune

Vendredi, 07.10.11, une équipe d’astronomes a révélé que ce métal abonde sur l’astre de la nuit. Sur Terre, le titane est aussi rare que précieux.

 

Une nouvelle cartographie de la Lune a révélé qu’un trésor constitué de titane, un métal rare et précieux sur Terre, tournait au-dessus de nos têtes, ont annoncé  des astronomes.

 

Cette découverte a été permise par les instruments embarqués à bord de la sonde américaine Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), qui a scruté la surface de notre satellite naturel en utilisant sept longueurs d’ondes lumineuses différentes. “Si on regarde la surface de la Lune, elle semble peinte en différentes nuances de gris, en tout cas pour l’oeil humain. Mais, avec les bons instruments, la Lune est pleine de couleurs”, a expliqué Mark Robinson, de l’Arizona State University, en présentant ses travaux lors d’un congrès de planétologie réunissant à Nantes, en France, des experts européens et américains. Les plaines lunaires “apparaissent rougeâtres par endroits, et bleues à d’autres. Même si elles sont subtiles, ces nuances de couleurs nous disent des choses très importantes sur la chimie et l’évolution à la surface de la Lune; elles indiquent une abondance de titane et de fer”, souligne-t-il. En effet, les minéraux ne reflètent pas tous de la même manière les ondes lumineuses et, en examinant cette “signature” dans le spectre électromagnétique, on peut connaître leur composition exacte.

 

Mark Robinson et son équipe ont découvert que la teneur en titane de certaines roches lunaires est jusqu’à dix fois plus élevée que celle de roches similaires sur la Terre. Une aubaine potentielle, puisque ce métal est aussi résistant que l’acier, mais pèse presque deux fois moins que lui. – Article tiré du Matin.

Une grande tache à traversé le soleil durant le mois de septembre.

L’activité solaire suit un cycle de onze ans, où alternent des périodes de forte intensité et des périodes de faible intensité. Le dernier maximum étant en 2001, on devrait s’attendre à un maximum en 2013. Cependant, en 2008, alors que le début d’un nouveau cycle semblait débuter, on dénombra 266 jours sans aucune tache et en 2009, on totalisa 640 jours sans tache depuis le début du minimum.

Il semblerait cependant qu’il y ait un regain d’activité sur le soleil en ce début d’automne : un groupe de tache assez important fit son apparition :

Le groupe de taches AR 1302, visible sans télescope au couché de soleil. (source : http://spaceweather.com/swpod2011/27sep11/sunset.jpg)

Ce groupe de taches a également provoqué des éjections de masse coronale qui ont illuminé les nuits polaire, allant jusqu’au nord des USA, les 17 et 27 septembre.

L'aurore boréale du 17 prise au Nord Ouest du Canada (Image Credit & Copyright: Yuichi Takasaka / TWAN / www.blue-moon.ca)

L'aurore du 27, prise au nord de la Norvège (Image Credit & Copyright: Fredrick Broms (Northern Lights Photography))

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour plus d’images du groupe d’AR 1302, rendez vous ICI, (images prise le 29.9.11)