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Conférence : “Matière noire et énergie noire”

Date: le jeudi 18 novembre à 20h00
Lieu: Salle des combles ECCG Monthey
Type de conférence: grand public gratuite

Résumé:

Nous ferons le point sur les évidences observationnelles des composantes noires de l‘ Univers. Parmi les évidences de la matière noire, nous verrons que les masses trouvées à partir des vitesses pour les amas de galaxies sont anormalement élevées, que les courbes de rotation des galaxies sont « plates » alors que l’on s’attendrait à une décroissance képlérienne avec la distance, que la formation des galaxies est difficilement explicable sans matière noire. La présence de l’énergie noire se fonde sur l’accélération observée de l’expansion et les divers tests observationnels que l’on peut effectuer. Les tentatives d’explication par la physique des particules ou par des modifications de la loi de gravitation sont nombreuses.

Le conférencier :

André Maeder est professeur d’astrophysique théorique retraité de l’Université de Genève. Son ancien groupe de recherche à l’Observatoire sont les spécialistes reconnus mondialement dans le domaine de l’évolution des étoiles et de l’origine des éléments. Grâce à des modèles très complexes sur ordinateur, ces chercheurs sont parvenus à reproduire les réactions nucléaires dans les étoiles et montrer comment les étoiles changent au cours des millions d’années. Les modèles d’étoiles faits à l’Observatoire de Genève sont  à l’heure actuelle les plus utilisés dans le monde et cela a valu à André Maeder, qui compte plus de 300 publications, plusieurs distinctions internationales. il s’intéresse également à la cosmologie et il travaille sur un modèle fondé sur l’invariance du vide.

L’Univers très ancien révèle de nouvelles galaxies

Une équipe internationale dirigé-e par l’UNIGE, l’Université de Waseda et l’Observatoire astronomique national du Japon a détecté des signaux confirmant l’existence de deux galaxies fortement encombrées de poussière qui se sont formées il y a plus de 13 milliards d’années, lorsque l’Univers n’avait que 5 % de son âge actuel.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur l’article de l’université de Genève disponible ici.

Une impression d’artiste de l’une des deux galaxies récemment découvertes, enfouie dans la poussière, ce qui la rend invisible pour le télescope spatial Hubble. © ALMA (ESO/NAOJ/NRAO), NASA/ESA Hubble Space Telescope

La nuit des étoiles filantes de Bretaye

Après les nuits d’août 2017 et 2018, qui furent un vrai succès, et les événements de 2019 et 2020 annulés, la nuit des étoiles filantes de Bretaye revient enfin le 14 août 2021. Elle aura lieu à La Maison de Montagne de Bretaye (arrêt des bouquetins sur la ligne de train du BVB).
À l’origine, la nuit des étoiles filantes a été un grand succès médiatique dans les année 80, notamment grâce aux fameuses perséides, pluie d’étoiles filantes qui nous reviennent chaque été à la mi-août, et à des astronomes très charismatiques comme Hubert Reeves ou Jean-Pierre-Luminet en France.
Pour cette nouvelle édition 2021 tous les ingrédients sont rassemblés pour permettre une magnifique soirée d’observation en cas de beau temps :
La Lune et Mars sont visibles en première partie de nuit. Le couché de la Lune permettra l’observation des perséides qui attendront leur maximum dans la nuit du 14 au 15 août, toutes sortes d’objets astronomiques seront également visibles, comme des galaxies ou des nébuleuses. À ne pas manquer donc…

Le programme est le suivant :
14h00 – 18h30 Observation du Soleil et quizz concours
15h00 – 16h00 et 17h30 – 18h30 Lancement de fusées à eau (animation pour les enfants)
20h00 – 21h15 Conférence grand public “À la découverte du système Solaire” par notre président Stéphane Davet
21h30 – 01h00 observations astronomiques avec télescopes.

Bien entendu par mauvais temps, l’après-midi et la soirée seront annulées.

Il n’est pour l’instant pas prévu de trains spéciaux au delà de 22h30. Les personnes qui souhaitent rester pour la deuxième partie de nuit devront s’organiser pour redescendre à pied ou à vélo en randonnée nocturne (très sympathique à la frontale) ou réserver une chambre ou un dortoir pour la nuit à La Maison de Montagne de Bretaye.

Star Party au Mirage à Monthey

Le 9 juillet 2021, notre association prendra possession du parc et de la buvette du Mirage pour organiser une Star Party ! Le Mirage est un festival insolite qui a lieu tout l’été à Monthey dans un magnifique parc (avenue de la Plantaud 8). L’entrée est gratuite et de nombreux transats et hamacs sont à disposition pour vous détendre. La buvette sur place qui propose boissons et en-cas sera exceptionnellement tenue par nos soins en ce jour.

Le programme de la journée et soirée :

  • 16h Ouverture de la buvette, tenue par Astrochablais jusqu’à 23h30 
  • 17h Atelier lancements de fusées à eau pour les enfants
  • Dès 17h Exposition plein air d’informations sur les objets célestes
  • Dès 17h Observation du soleil
  • 20h Conférence “Exploration et découverte du système solaire” par Stéphane Davet, président d’Astrochablais
  • 22h30 Observation du ciel. N’hésitez pas à amener votre télescope et autres matériels d’observation.

Accès au festival avec le matériel astro
Il est possible de se parquer très brièvement sur le trottoir aux abords du festival pour déposer votre matériel lourd et encombrant. Il faut faire particulièrement attention à la circulation et aux gens présents.
Votre véhicule doit être déplacer le plus rapidement possible. Le parking le plus proche est le parking place d’armes, à3 minutes à pied, gratuit dès 19h.
N’hésitez pas à demander à quelqu’un de notre association (stand info, buvette) de surveiller votre matériel le temps d’aller parquer votre véhicule.

Nous nous réjouissons de cette superbe opportunité de mettre en avant notre association et de partager notre passion ! Venez à tout moment de la journée nous soutenir en passant boire un verre !

Montrez votre intérêt sur l’événement Facebook et invitez vos ami.e.s !

Conférence “Quel temps, demain, sur Pluton?”

Date: le jeudi 13 mai 20h00
Lieu: Salle des combles ECCG Monthey
Inscription : obligatoire, places limitées
Type de conférence: grand public gratuite

Résumé:
A la différence des grosses planètes gazeuses, dont l’atmosphère est constamment brassée, Pluton possède un sol et pourrait être entourée d’une atmosphère calme. Mais y en a-t-il une ? Si oui, a-t-on des idées sur sa composition ou sa pression ? Quelle est la météo ? Des réponses ayant été apportées à ces questions avant le survol par une sonde spatiale, quelles observations et quelles méthodes ont permis d’y arriver ? On profitera de cette présentation pour décrire ce que les amateurs peuvent apporter à la connaissance des petits corps du système solaire et utilisant les mêmes méthodes.

Le conférencier:
De formation, Raoul Behrend est ingénieur puis physicien. C’est à Genève qu’il a fait une thèse consacrée à la formation des étoiles massives. Parmi ses outils de travail préférés et quotidiens : les méthodes mathématiques basées sur les équations différentielles, l’optimisation, les neurones. Une observations en astronomie étant fort cher (temps, matériel, argent), il estime que les logiciels doivent en tirer le plus d’information de qualité que possible. Le guidage lors de la mission Deep Impact est une parfaite illustration de la maîtrise des ces choses. Actuellement, il est très occupé par la photométrie d’astéroïdes et par l’animation d’un réseau d’observateurs. Et découvreur de plusieurs satellites naturels et d’autres curiosités.

Conférence du jeudi 11 mars 2021

Bonjour,
Nous sommes dans le regret de vous annoncer que la conférence d’André Maeder est reportée, sans autres choses de prévus, au prochain cycle de conférences.

En espérant vous y retrouver en chair et en os!

Avec nos meilleures salutations étoilées
Pour le comité

Stéphane Davet

Conférence:”La fusion nucléaire”

  • Date et heure: Jeudi 14 janvier 2021 à 20h15
  • Lieu: En ligne via Zoom
  • Inscription à la conférence
  • Résumé: Fondée sur le même type de réactions que celles ayant lieu dans le Soleil, la fusion promet d’être une source d’énergie pratiquement inépuisable, sans risque, et respectueuse de l’environnement. Face aux avantages certains de cette technologie, de nombreux défis restent cependant encore à relever, notamment ceux liés au confinement d’un plasma à plus de 100 millions de degrés. Cette présentation va vous donner un aperçu des principes de la fusion, ainsi que de l’état de la recherche actuel dans ce domaine prometteur.
  • Conférencier: Paolo Ricci a obtenu son Master en génie nucléaire au Politecnico di Torino en 2000. Ses études de doctorat ont été menées au Laboratoire national de Los Alamos, avec un accent sur la simulation cinétique de la reconnexion magnétique dans la magnéto-queue de la Terre. Il a ensuite passé deux ans et demi en tant que chercheur postdoctoral au Département de physique et d’astronomie du Dartmouth College. Il a finalement rejoint le Swiss Plasma Center (SPC) de l’EPFL, en tant que boursier EURATOM en 2006, a été nommé professeur assistant en juin 2010 et professeur associé en août 2016. Il est à la tête du groupe théorique SPC. Paolo Ricci a reçu le Prix pédagogique 2016 de l’EPFL Section de Physique. 

Le réseau cosmique nourrit les galaxies primitives

Les galaxies de l’univers primitif sont beaucoup plus matures qu’escompté par les astrophysicien-nes, une précocité issue de leurs interactions avec le cosmos. 

Une galaxie de l’univers primitif observée par le télescope ALMA. Elle est considérée comme déjà mature, car elle contient de grandes quantités de poussière (jaune) et de gaz (rouge). © B. Saxton NRAO/AUI/NSF, ALMA (ESO/NAOJ/NRAO), ALPINE team.

Les premières galaxies se sont formées 200 millions d’années après la naissance de l’univers. Elles ont accumulé la majeure partie des étoiles, des poussières et des métaux qui les composent lors d’une période située entre 1 et 3 milliards d’années après le Big Bang, une époque charnière pour comprendre la formation des galaxies. Les astronomes de l’Université de Genève (UNIGE) basés à l’Observatoire de Genève et le consortium international d’astronomes du projet ALPINE ont étudié 118 galaxies de cette époque grâce au télescope ALMA établi sur les hauts plateaux chiliens d’Atacama. À travers huit publications jointes, dont quatre ont été réalisées principalement à l’UNIGE, les astrophysiciens ont réussi à remonter le temps de près de 13 milliards d’années pour déterminer la composition en gaz et poussière des galaxies. Leurs analyses, à lire dans le journal Astronomy & Astrophysic, démontrent que les galaxies primitives sont déjà matures, appuyant l’existence d’un réseau cosmique capable de les alimenter en ressources.

Pour comprendre comment les galaxies se forment, y compris notre voie lactée, l’idéal serait de pouvoir les suivre tout au long de leur vie, chose impossible. «Heureusement, nous pouvons les observer à différentes époques. En regardant très loin dans l’espace, il est possible de remonter le temps et de les étudier telles qu’elles étaient dans le passé. La période se situant entre 1 et 3 milliards d’années après le Big Bang est particulièrement intéressante, car elle correspond au pic de croissance des galaxies», indique Daniel Schaerer, astronome au Département d’astronomie de l’UNIGE.

L’acquis galactique

Les grandes galaxies, telles que notre voie lactée, Andromède et d’autres, ont atteint leur taille et masse grâce à des fusions avec d’autres galaxies. De plus, pour assurer leur croissance passée, elles ont dû recevoir du gaz supplémentaire de l’extérieur. Ce gaz est vraisemblablement présent dans le milieu intergalactique et il est transporté vers les galaxies grâce aux filaments cosmiques. En d’autres termes, les astronomes pensent que «l’histoire des galaxies est gouvernée par ce que nous appelons le réseau cosmique, une sorte d’écosystème galactique», précise Daniel Schaerer. Malgré l’acceptation de ce modèle théorique par les scientifiques, la présence de gaz dans le milieu intergalactique et l’existence de filaments cosmiques n’ont jamais pu être prouvées par des mesures concrètes.

Le gaz est donc un composant clé pour la croissance des galaxies. Le télescope ALMA a été spécialement conçu pour permettre son observation grâce à un système captant la lumière de l’infrarouge lointain. «Il s’agit d’un interféromètre de 66 antennes de 7 à 12 m de diamètre chacune, placé à 5000 mètres d’altitude sur un plateau chilien. Le grand nombre d’antennes permet de collecter le maximum de lumière», décrit l’astronome de l’Observatoire de Genève,Miroslava Dessauges-Zavadsky, en parlant de ce télescope unique au monde.

Excès de gaz

À travers huit études, les astrophysiciens internationaux du consortium ALPINE se sont rendu compte que les galaxies primitives contenaient beaucoup plus de gaz qu’attendu, une indication de leur développement précoce. «Certaines sont très grosses et quasiment toutes contiennent déjà des éléments lourds, tels que le carbone, dans le milieu interstellaire. C’est une indication que ces éléments ont été formés par des générations d’étoiles qui existaient avant 1 milliard d’années, car le carbone n’est pas généré lors du Big Bang», précise Daniel Schaerer. 

Zoom sur les contributions genevoises

La quantification du gaz a été réalisée par une équipe de l’UNIGE et fait l’objet d’une des huit publications. Ces travaux ont contribué à démontrer que les galaxies lointaines, et se trouvant par conséquent à un stade précoce de leur développement, ont beaucoup plus de gaz que les galaxies proches. Néanmoins, comme le gaz est consommé très rapidement et que les observations montrent une croissance des galaxies plus longue, les quantités de gaz observées ne sont pas suffisantes pour expliquer cette croissance. «Les galaxies doivent donc se réapprovisionner en gaz provenant du réseau cosmique», indiqueMiroslava Dessauges-Zavadsky, première auteure de cette étude.

Une autre étude menée par l’Observatoire de Genève a comparé les galaxies de notre époque (13,8 milliards d’années) à celles présentes 800 millions d’années après le Big Bang. Elle met en avant les similitudes de certaines propriétés des galaxies à travers les époques, comme le rapport entre l’émission de la raie du carbone et la quantité d’étoiles formées. L’étude démontre la constance de ces propriétés sur 13 milliards d’années, une information importante pour quantifier la croissance des galaxies à travers l’histoire de l’Univers.

L’analyse des poussières galactiques est l’objet de la troisième étude genevoise. Les chercheur/euses ont pu démontrer la présence de poussières dans 20% des galaxies primitives. «Ceci indique que ces galaxies sont plus matures que primitives et que des générations précédentes d’étoiles ont créé les éléments incorporés dans les poussières,» explique Pascal Oesch, astrophysicien à l’UNIGE et investigateur principal de cette publication.

L’analyse des déplacements du gaz est au cœur de la quatrième étude faite à l’UNIGE.Les chercheur/euses ont pu démontrer que les éléments lourds tels que le carbone sont présents non seulement à  l’intérieur, mais aussi à grande distance des galaxies et se déplacent à grande vitesse. «Ce gaz enrichi trace ainsi la présence d’importantes voies de circulation vers et probablement aussi en provenance de l’espace intergalactique. Cela étaye une fois de plus la thèse du réseau cosmique», conclut Daniel Schaerer. 

Conférence: “La mesure des distances dans l’Univers”

Date: le jeudi 12 novembre 20h00
Lieu: En visioconférence depuis notre site internet
Type de conférence: grand public

Une fois inscrits les intéressés recevront un mail contenant le lien leur permettant de rejoindre la salle de conférence virtuelle. Les infos utiles seront transmises en même temps.

Résumé:
Comment savoir qu’une étoile est plus grande que la Lune ? En observant qu’elle est beaucoup plus éloignée !
Connaître la distance d’un objet astronomique est la première étape nécessaire pour caractériser sa nature physique. De la méthode d’Ératosthène au télescope spatial Gaïa, nous verrons comment mesurer la distance qui nous sépare des objets célestes.

La conférencière:
Isabelle Santos a fait des études d’informatique et a obtenu un Master dans cette branche en 2015 à l’Institut de Technologie de l’Illinois aux USA. Entre 2016 et 2019 elle a effectué un doctorat de mathématiques sur la résolution des équations aux dérivées partielles stochastiques ainsi qu’un Master de recherche en Astrophysique à l’Université de Toulouse III.
Mme Santos est une scientifique persévérante et dynamique qui souhaite faire avancer la recherche astrophysique grâce à son excellente connaissance des mathématiques appliquées.
Intéressée par la vulgarisation de la science astronomique, Isabelle Santos est également formatrice dans le cadre de cours d’astronomie grand public et de cours pour animateurs astronomiques.

Conférence: “La magie des particules élémentaires”

  • Date et heure: jeudi 17 septembre 2020 à 20h00
  • Lieu: Salle des combles de l’école de commerce de Monthey
  • Résumé: Lorsque l’on entend parler de particule, la première image qui nous vient à l’esprit est celle de l’atome, cher au chimiste. Comme certains le savent, cet atome est en réalité composé de protons, de neutrons et d’électrons. Nous verrons qu’en fait, nous connaissons des constituants de la matière encore plus infimes. Après un bref aperçu historique de la manière dont la physique moderne a été capable de décortiquer la matière dans ses entrailles les plus profondes, nous plongerons dans le milieu passionnant des particules élémentaires. Nous pourrons alors discuter l’origine des noms et le comportement de toutes ces particules aux noms étranges telles que les quarks, les électrons ou encore le célèbre boson de Higgs découvert en Suisse, au CERN, en 2012.
  • Conférencier: Florian Rouge est né en 1995 à Martigny. Il a réalisé ses études secondaires au collège de l’Abbaye de St-Maurice et a entamé un Bachelor de physique à l’EPFL en 2015. En 2020, il a obtenu un Master en physique théorique des hautes énergies à l’EPFL. Il est membre du comité d’Astrochablais depuis 2015.